Stress, anxiété, dépression : trois mots que l’on entend souvent, parfois à tort, parfois avec le poids de ce qu’ils impliquent. Ils désignent des états différents, mais qui peuvent s’enchevêtrer, s’amplifier, ou passer inaperçus derrière une fatigue, une irritabilité, une perte d’élan.
Le stress fait partie de la vie — jusqu’à ce qu’il déborde. L’anxiété peut surgir sans raison apparente, s’installer, ou rendre chaque décision plus difficile. La dépression, elle, n’est pas seulement une tristesse : c’est un ralentissement profond, un repli, une perte de goût qui peut toucher tous les aspects de l’existence.
Ce n’est pas une faiblesse, ni un défaut de caractère. Ce sont des signaux. Comprendre ce qui se joue, remettre du mouvement là où tout semble figé, peut devenir un vrai tournant.
Le stress est une réponse naturelle du corps face à une pression ou un danger. Il peut être utile, nous pousser à agir, à réagir. Mais lorsqu’il devient chronique, il s’installe dans le quotidien et épuise. Vous vous sentez peut-être tendu·e en permanence, irritable, avec l’impression de courir sans jamais vous poser. Les nuits sont hachées, le sommeil peu réparateur. Le corps parle aussi : maux de ventre, tensions dans la nuque, palpitations… Vous avez du mal à “déconnecter”, même en vacances. Le moindre imprévu devient une source d’agacement ou d’angoisse. Ce stress, parfois invisible de l’extérieur, finit par brouiller la concentration, affecter la mémoire, et mettre à distance les émotions. Il est temps d’interrompre ce cercle avant qu’il ne se transforme en anxiété ou en épuisement. En thérapie, on peut apprendre à repérer ses seuils, retrouver une respiration plus calme, et poser des limites plus justes pour soi.
L’anxiété ne se voit pas toujours, mais elle se ressent intensément. Elle s’infiltre partout : pensées en boucle, peur de mal faire, besoin de tout anticiper… Vous vous sentez tendu·e sans raison apparente, comme si un danger invisible vous suivait en permanence. Le corps est en alerte, le cœur s’emballe facilement, la respiration est courte. Il est difficile de se détendre vraiment. Vous pouvez aussi éviter certaines situations comme réunions, trajets, changements. L’anxiété peut se manifester de façon diffuse (anxiété généralisée), ou surgir par crises (attaques de panique), laissant un sentiment de vide ou d’impuissance. Elle fatigue, isole, et fait perdre confiance en ses propres ressources. Pourtant, ce n’est pas une fatalité. Travailler sur l’anxiété en thérapie, c’est apprendre à remettre du calme dans ses pensées, à apprivoiser ses peurs, et à reprendre petit à petit du pouvoir sur sa vie intérieure.
La dépression n’est pas un simple “coup de mou”. C’est un état plus profond, qui impacte tous les aspects de la vie. Vous vous sentez ralenti·e, vidé·e, sans énergie. Les choses qui vous faisaient plaisir semblent lointaines, inaccessibles. Se lever, se concentrer, interagir avec les autres… les actions quotidiennes habituelles demandent un effort. Les pensées sont lourdes, parfois teintées de culpabilité, d’auto-dévalorisation, ou de désespoir. Vous vous dites que “ça devrait aller”, mais rien ne change. La dépression isole, ralentit, et fait douter de soi. Mais elle n’est pas une fin.
En thérapie, on peut commencer à nommer ce qui fait mal, comprendre ce qui s’est figé, et retrouver peu à peu un mouvement plus vivant, même discret, même lent, mais à nouveau tourné vers la vie.
Ce n'est pas à travers la lumière qu'on devient lumineux, c'est en plongeant dans son obscurité
CG Jung