Gestion des émotions – Accompagnement thérapeutique à Lorgues

Comprendre nos émotions

Nos émotions nous jouent bien des tours. Nécessaires dans nos vies, il arrive qu'elles débordent et finissent par épuiser . Pour les comprendre il m'apparait nécessaire d'expliquer simplement le fonctionnement ultraperfectionné de notre cerveau que les recherches en neurosciences ont abouti à l’élaboration de thèses révélatrices.

Comprendre ce qui se joue à ce niveau permet de mieux sortir du piège mental, avec lucidité et bienveillance.  

Le cerveau perçoit le doute comme un danger social

Je ne suis pas à la hauteur

Je ne vais pas réussir

Ce que je pense est idiot

Je ne suis pas assez performant

Ces réactions de protection sont activées par le cerveau émotionnel, sans que nous en ayons conscience.  L’amygdale, notre détecteur de menace interne, réagit au jugement social comme si le danger était réel . C’est ainsi que le stress se déclenche entraînant hypervigilance, anxiété, inhibition, voire sidération.  
Pour notre cerveau, être exposé, évalué, visible c'est risquer l’exclusion .
Ceci est inscrit depuis la nuit des temps.

Le biais de négativité

Ce que l'on nomme le biais de négativité renforce la boucle du doute.
Notre cerveau n’est pas conçu pour être objectif. Il est conçu pour repérer les problèmes avant les solutions.  Il retient davantage :

La critique que le compliment

L’échec que la réussite

Le regard jugeant que le soutien discret

Ce “biais de négativité” explique pourquoi  un commentaire mal placé, ou un regard jugé menaçant ou critique peut déclencher un tsunami intérieur. Les émotions montent très vite, s'installent jusqu'à envahir Le cerveau crée une mémoire émotionnelle de l’insécurité, difficile à effacer.

Lorsque les mots ne viennent plus au bord des lèvres il s'en vont hurler au fond de l'âme

Christian Bobin

Le biais de négativité

L'approche

La logique ne suffit pas à rassurer. Le système limbique, celui de l'inconscient, de tout ce que l'on ne contrôle pas,  fonctionne à partir d’émotions, et non pas de raisonnements.La thérapie consiste à vivre une expérience émotionnelle différente pour qu'une émotion positive soit intégrée.  C’est pourquoi les discours rationnels du type “Tu n’as pas à douter", "Tu es compétent·e” " Bravo tu réussis" "Tu as du courage et de la volnté" ....ont souvent peu d’effet.

  1. Ce ne sont pas nos pensées qui font autorité intérieure. Ce sont nos émotions vécues.  Heureusement chaque expérience répétée change les connexions neuronales.  Notre cerveau bénéficie d'une neuroplasticité extraordinaire. Autrement dit, nous pouvons changer notre vision de nous-même… à condition d’agir différemment. C'est un peu comme le programme d'un ordinateur dans lequel on intègre des nouvelles données. Le processus d'intégration d'une nouvelle pensée positive est simple : 
  2. Observer une pensée négative automatique : “Je vais échouer”
  3. Prendre la décision contraire en conscience : “J’agis quand même” et vivre la nouvelle expérience
  4. Intégrer la nouvelle vérité

Comme pour apprendre à faire du vélo : il faut tomber, recommencer, jusqu’à ce que la nouvelle compétence devienne une évidence intégrée.

Même si

La puissance du “même si ” Un outil simple pour entamer ce retournement intérieur est d’utiliser la logique du “même si” :

L’expérience précède la transformation et l'émotion. Ce qui transforme vraiment, ce n’est pas de se répéter “Je suis capable”.  C’est de vivre une situation, de s’autoriser à échouer… et de réaliser qu’on est encore debout.  C’est de prendre un risque émotionnel (parler en public, dire non, demander un retour honnête)… et de voir qu’on ne s’effondre pas.  Ce sont les micro-expériences de courage qui réécrivent l’estime de soi et une bonne gestion des émotions.

Même si j’ai peur, j’agis

Même si je ne suis pas parfait·e, je suis légitime

Même si je doute, j’avance

Le cas particulier de l'hypersensibilité

L’hypersensibilité désigne une intensité particulière dans la manière de ressentir le monde, les autres et soi-même. Elle se manifeste par une réactivité émotionnelle élevée, une perception fine des détails, une grande empathie, mais aussi une tendance à être rapidement submergé par les stimulations (sons, lumières, ambiances, tensions…). Ce n’est pas une pathologie, mais une forme de sensibilité plus marquée que la moyenne.

Cette sensibilité s’accompagne d’une vie intérieure riche, d’une forte intuition et d’un besoin accru de sens ou d’authenticité dans les relations.
Mal comprise, elle peut entraîner un sentiment de décalage ou de fatigue émotionnelle.

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